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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 13:46

La dernière fois, j'ai rêvé que j'étais enceinte de quelques semaines.

A vrai dire, c'était un cauchemar, car je n'avais pas choisi d'être enceinte, c'était arrivé par accident (haha!). Surtout, j'ai appris au même moment que j'avais une tumeur de l'ovaire (mais le deuxième était sain); ce qui me mettait face à l'alternative suivante: avorter mais du coup prendre le risque que je ne puisse jamais avoir d'enfant par la suite à cause de la tumeur, ou garder l'enfant.
L'option "garder l'enfant" me mettait dans un désarroi profond (tellement éloigné de l'enthousiasme que j'éprouve quand on en parle avec Sophie, comme d'un projet lumineux pour les 2 ou 3 années à venir). C'était un cauchemar, je ne voulais absolument pas être enceinte, j'ai de suite pensé à mon doctorat, je me suis dit que c'était foutu, que je n'avais rien accompli de tout ce que je voulais accomplir, que je n'étais pas prête, que j'avais peur (peur, peur, peur) du déroulement de la grossesse, de l'accouchement.

"Je ne peux pas". Cette phrase, je ne cessais de la dire avec désespoir, dans mon cauchemar. Je crois que cela m'a remis les idées en place car, comme vous le savez, je fais presque davantage confiance aux rêves et à mon inconscient en général (qui me semble exposer l'essence de la vérité et de ce que nous éprouvons réellement) qu'à ce que nous pensons éprouver, savoir, à l'état rationnel et pseudo-clairvoyant.

Par No
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 12:50

Attention, article long racontant simplement un rêve (c'est mon truc du moment) assez peu intéressant, sauf pour moi.

 

C'était assez étrange. 

J'étais en échange académique pour ma troisième année de doctorat (haha, ceux qui me connaissent savent que je n'y suis pas encore!). Sophie était présente également, mais sans jamais se manifester dans le rêve: sa présence était simplement évidente et surplombait l'environnement. C'était à la fois dans un futur proche et lointain - je vais y venir.


J'étais dans un centre commercial immense et j'attendais, devant Decathlon (oui, dans mon rêve, il y avait un Decathlon dans ce pays). Je ne sais pas ce que j'attendais, je n'attendais rien, mais j'attendais malgré tout: debout, jus de fruits à la main, alternant rêveries, observations minutieuses et réflexions. Je commençais à gigoter, j'en avais assez d'attendre. Je suis entrée dans Decathlon, j'ai reconnu ta démarche, ta tronche, ton allure globale: je suis sortie, pour que tu ne me vois pas, pour que nous n'ayons pas à nous croiser, pour que tu ne t'imagines pas que j'ai fait exprès. En sortant, j'ai croisé une dame qui a vu que je t'avais vue. Elle m'a dit que ton père travaillait à Decathlon, qu'il était tombé malade, et que depuis ce jour, tu avais perdu la boule: tu vivais sans cesse la même journée et oubliait la précédente (un peu comme dans Un jour sans fin mais sans la mémoire du jour précédent: bizarre hein, mais bon, c'est un rêve!). Alors, j'ai décidé de venir te voir: il y a des choses qui comptent bien plus que des rancoeurs stupides.

Ce qui est assez drôle, c'est notre capacité à construire des personnages dont les réactions sont profondément fidèles à la réalité, tandis que dans cette fidélité vont venir se blottir des incohérences fortes, des petits paradoxes: un peu comme si vous mangiez un plat épicé comprenant de petites zones ayant le goût d'une crème vanille.

Je suis donc venue te voir, tu t'es montrée d'emblée très agressive: tu m'as poussée, rejetée, comme si j'étais là pour te faire du mal ou te tuer. C'était assez fou. C'est assez fou. Au bout de quelques minutes, et sans prononcer de mots (la magie des rêves), j'ai réussi à te calmer et tu as pu "retrouver" tes esprits. Tu m'as expliqué que c'était plus simple d'oublier sans cesse la journée venant de s'écouler, car en cas d'épisode douloureux vécu, tu allais pouvoir non pas l'effacer mais le mettre de côté, et t'imaginer que tu l'avais oublié en commençant une journée nouvelle et vierge. J'adore les rêves, parce que c'est toujours sans queue ni tête.


Ensuite, on a été voir tes parents, qui n'habitaient plus en France, mais près de chez toi. Ta mère était (sérieusement) malade et avait pris 20 ans, ton père aussi. Ta mère faisait facilement 15 cm de plus que moi et elle s'est approchée pour me prendre dans ses bras, comme frappée d'amnésie ou plutôt comme si la maladie l'avait rendue plus clairvoyante concernant les priorités de la vie: tout à coup, il n'était plus important de savoir si nous nous étions appréciées ou pas; ce qui comptait, c'était la présence de deux humains dans une pièce, prêts à tout laisser de côté, pour aider l'autre à traverser une épreuve. Elle m'a dit: "Ah, la dernière fois qu'on s'est vu, c'était..." et j'ai juste dit: "Oui, c'était en...". Phrase pas terminée, ça semblait normal.


Puis, nous avons quitté tes parents et, dans la rue, je t'ai dit que les parents de Sophie habitaient ici aussi, mais dans un quartier bien plus éloigné. Tu ne m'as pas répondu, c'était comme si tu ne voulais pas le savoir. En quelque sorte, tu étais un peu flippante parfois, comme sourde.


Je ne sais plus tout à fait où nous allions, mais nous nous sommes rendues dans un building et nous étions tout à coup accompagnées de deux ou trois autres filles que nous connaissions - dans le rêve. Pour autant, c'était comme si elles n'existaient pas ou n'étaient pas vraiment là, c'était bizarre. Nous devions prendre l'ascenseur pour nous rendre au 80ème étage, je n'étais pas très partante... L'ascenseur était assez futuriste, le building aussi d'ailleurs, un peu comme si nous étions en 2020, 2030 ou bien 2040 (ce qui collerait assez avec l'âge de tes parents dans le rêve). Bref, c'était ça ou 80 étages à pieds.

Manque de pot, l'ascenseur se bloque au 60ème étage (environ). Le pire, c'est que non seulement il est bloqué, mais en plus les lumières s'éteignent. Mais le pire n'est pas passé, l'ascenseur "perd la raison" (!) et se met à descendre très vite, un peu comme s'il tombait. Une "pote" présente arrive à faire en sorte que cela s'arrête, les portes s'ouvrent et tentent de se refermer aussitôt. Par chance, j'avais trouvé le courage d'y glisser mes bras pour bloquer les portes et nous avons enfin pu trouver une issue. Pas grave s'il faut monter les 20 autres étages à pieds et tant pis si cela prend du temps. Bref, c'était effrayant. 

Une fois sorties de l'ascenseur, je t'ai pris la main dans un élan de camaraderie et de soulagement. Nous marchions côte à côte puis, tout en gardant ta main, j'ai fraternellement posé mon bras sur tes épaules (vous remarquerez que cela est techniquement impossible dans la vie réelle, à moins d'être un playmobil, et encore!). Là, par contre, comme si c'était trop, tu m'as demandé de retirer mon bras et..... MON REVEIL A SONNEEEEEE tadam.

Par No
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 00:26

L'ignorer.

L'ignorer, mais sentir un trouble silencieux au fond de soi.

Le sentir.

Le savoir.

Le savoir et le verbaliser.

L'accepter.

Par No
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 09:42

Je crois qu'un des "problèmes" de l'écriture, c'est que cela peut remettre en question l'ordre de votre vie. Je n'entends pas par là que parce que vous n'allez pas dormir, vous allez être fatigués le lendemain donc votre quotidien risque d'être chamboulé. Non, j'entends par là que l'écriture nous convoque au plus profond de nous-mêmes, et peut-être même à la vérité. Et celle-ci ne peut que bouleverser votre vie.

Après, vous pouvez aussi vous dire que cela fait partie de votre "vie artistique", que ça n'a en aucun cas à bouleverser votre vie "réelle" - comme si la vie artistique, imaginaire, ne produisait rien de réel. Mais je crois que c'est un leurre.

Le jour où on recule devant l'écriture - je pense bien évidemment aux personnes qui sont d'un naturel à écrire -, on recule devant soi: devant ce que nous éprouvons véritablement, devant ce qui ce trame à notre insu, devant les vérités ignorées ou inavouables, devant la douleur, devant la vie. 

Vous me direz, je crois que c'est aussi le cas quand on choisit d'écrire sans explorer jamais rien de ce qui provoque le véritable chaos dans notre vie intérieure.

Bon, à cause de cet article, je vais être en retard. Sorry Sophie...

Par No
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 01:21

Mes proches pensent que j'écris la nuit parce que cela sonne "écrivain", "artiste".

Pour moi, ça sonne surtout "insomniaque", mais peu importe. Le plus important, si on peut dire ça comme ça, c'est que mon insomnie me permet d'écrire mieux.

J'ai toujours dit que la fatigue extrême agissait (en tout cas sur moi) comme au moins 4-5 verres de vin blanc (sans la tête qui tourne) ou bien un peu de drogue; et que le mouvement littéraire m'inspirant le plus était le surréalisme.

Je n'ai jamais cherché à prendre exemple sur ce mouvement. 

Je ne sais plus pourquoi je dis ça. Oui, j'en étais à: écrire mieux. Produire davantage de vérité, écrire davantage sur le réel (interne et subjectif), avancer au-delà des barrières du langage, de l'esthétique, des règles et, surtout, pénétrer involontairement l'autre scène*... tout simplement parce que la nuit, la fatigue extrême et la solitude permettent d'ouvrir la porte si souvent close entre la conscience et l'inconscient. J'ai tendance à dire que c'est douloureux, mais que c'est une souffrance nécessaire à la production artistique. Quand je dis "nécessaire", je ne dis pas que je vais la chercher, volontairement, dans le but d'écrire. Simplement, ça arrive, malgré moi, parce qu'on a en soi des noirceurs qui sommeillent, des cendres qui n'attendent que la sublimation, que c'est probablement nécessaire (au sens où cela ne peut pas être autrement) pour rester en "bonne" santé mentale.

En fait, je n'arrive pas à dormir, mais je ne sais pas pourquoi. C'est simplement quand je fais trop souvent à la suite l'expérience de l'insomnie que je sais pourquoi je ne parviens pas à dormir: je le sais parce que ça fait des mois que j'écris sur tout sauf sur ça, comme si la clé avait été bien gardée, comme si je butais contre le vide et même comme si ça n'existait tout simplement pas (ça s'appelle le déni, j'essayerai de penser à mettre un jour en ligne mon article à ce sujet). Mais à un moment donné, trouver la clé devient primordial, et quand tu la trouves, c'est libérateur et destructeur à la fois.

Je suis fatiguée là, donc mes propos me paraîtront brumeux demain - ils me paraissent déjà confus. En fait, tout ça pour dire: insomnie car noirceurs. Mais noirceurs ignorées (enfin, dans une certaine mesure, car tout le monde ici sait que je suis fana d'introspection). Noirceurs enfin en évidence après trop de nuits d'insomnie. Mais à présent que c'est en évidence, ça empêche de dormir. Et ça continue comme ça jusqu'à ce qu'on accepte de s'y confronter vraiment. Puis après on écrit un joli texte et on essaye d'aller dormir. Avant, en fait, on écrit un article sur son blog, comme si c'était intéressant. On se dit qu'on écrit l'article pour "se souvenir", parce que c'est un des buts de cette page. On travaillera le style du texte demain, c'est pas très important. Bonne nuit.

 

*Quand j'étais plus jeune, je considérais que ce que Freud nommait "l'inconscient" était comme notre "arrière-boutique". Ce n'est que plus tard que j'ai appris qu'il disait "autre scène". C'est quand même plus joli que ma petite "arrière-boutique"!

Par No
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 21:39

Coups de coeur musicaux de l'année; au sens propre: ceux qui m'ont donné un coup dans le coeur...

 

L (Raphaële Lannadère), dont je vous ai déjà parlé et qui m'a séduite, pour mille raisons: c'est grâcieux, c'est assez bien écrit, j'aime bien sa voix feutrée et, surtout, les arrangements de son album (qu'on doit à Babx) sont très subtiles. J'aime les textes. Quand je suis seule, la nuit, je trouve qu'elle a l'art de nous emmener dans l'arrière-boutique de notre esprit et de tuer la raison. Rencontre avec soi-même.

 

Anna Calvi... je vous mets ici 2 titres, mais je vous conseille d'écouter intégralement son album. La 1ère écoute ne séduit pas, je crois. Ecoutez au moins 2 fois, et sans aucune autre activité en parallèle. Une voix à la fois chaleureuse, forte, pénétrante, mystérieuse, troublante, tellement sensuelle.

 

 

Le titre France Culture, un peu spécial à la 1ère écoute:

 

Et, enfin, chanson que je viens tout juste de découvrir et qui emmène au plus profond de soi, dans les ténèbres - surtout si vous vous sentez vieux et usé.

 

Ah, et encore une chanson, dont je ne peux vous mettre ni le titre ni le morceau... parce qu'il n'est pas encore sorti (là c'est un clin d'oeil à ceux qui sont au courant de ma (triple) vie professionnelle). C'est un titre de son nouvel album. Je l'ai trouvé super alors que ce n'était qu'un titre maquette. Je vous donnerai le titre quand l'album sera officiellement en route vers la Fnac et autres distributeurs (normalement, d'ici Février). En attendant, un indice, c'est elle:

 

Bon, et si on veut aller encore plus loin, je crois qu'il y a aussi Alex Beaupain, avec les titres Au départ et Avant la haine; mais j'ai encore besoin d'y réfléchir.

 

EDIT: On me signale que j'ai oublié Lana Del Rey! Je ne sais pas vraiment...! J'aime et j'aime pas, longue histoire. Spontanément, j'aime assez. La 1ère fois que je l'ai entendue, c'était au bureau, Henri avait mis le son à fond, et j'ai eu le sentiment d'entendre un truc à la Tori Amos dans les quelques envolées perchées et dans le mystère mélancolique dégagé. Bon, c'était pas Tori Amos, c'est certain, mais j'aimais vachement. C'était avant de voir quel beau produit marketing était cette nana... Et je ne parle pas de son physique, je parle surtout de ses différentes postures et regards adoptés sur scène qui laissent penser qu'elle est en pleine séance photo! Sans oublier sa voix... pas toujours juste, sur scène. Bref, mon coeur balance... Spontanément et émotionnellement: j'aime, car ça me touche, et je n'arrive pas à trouver ses chansons pathétiques. Rationnellement: j'aime pas...

Par No
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 12:55

Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve cette chanson vraiment bouleversante. Et, étrangement, pas du tout bourrée de pathétique, car livrée à l'état brut.

Puis, les paroles...

 

Par No
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 10:28

L.R

Toujours inintéressant. Encore un article "pour moi", pour m'en souvenir. Pour garder une trace (car se perdrait dans mes 497 brouillons de mails).

 

C'est drôle, mais depuis que j'enseigne, je vis des retours à l'adolescence en permanence. Je dois dire qu'il y a de quoi devenir dépressif.

 

Au début, les élèves en étaient la cause. Quand je les voyais, quand je leur donnais cours, quand je discutais avec eux; mon inconscient devait éprouver l'adolescence, au point d'en rêver, ou même d'avoir parfois le sentiment de croiser, dans la rue, les versions adolescentes de mes amis de lycée. Je sais que cela peut paraître fou. Je ne sais pas si je suis nostalgique du lycée. Je ne crois pas. J'ai simplement fait de très belles rencontres. Et, j'ai fini par me dire que ce qui me faisait mal, c'était qu'en voyant mes élèves, je prenais conscience de tous les sentiers douloureux que j'avais parcourus... que je n'étais plus innocente, plus en bon état, que j'étais déjà vieille et, surtout, qu'à 16 ans, je n'avais jamais imaginé qu'il soit possible d'éprouver une souffrance qui ravage, qui donne envie de changer de nom, qui endort la raison, qui vous enferme dans le noir à vie: parce qu'on n'en revient jamais véritablement.

 

Après cette période, j'ai fini par faire ce que tout le monde fait: sortir de la déprime, ne plus y penser, comme si c'était résolu (d'ailleurs, comme si ne plus penser à une chose prouvait qu'on l'avait résolue! Ha!). Je n'étais plus déprimée après les (parfois très bons) moments passés avec mes élèves. Puis, par hasard, j'ai croisé en salle des profs une nana que j'ai connu en 1ère année de prépa (quand j'étais encore naïve): elle est prof de maths maintenant! Ca m'a fait plaisir de la croiser, même si on n'était pas spécialement amies. Elle avait l'air d'aller bien, toujours en forme, adulte maintenant. Elle avait même l'air quelque peu changée: un peu plus fatiguée, un brin de joie en moins dans le regard. Pourtant, toujours pétillante. Et toc, déprime repartie....

 

Puis, à nouveau, j'ai passé le cap. Puis, toujours évidemment, j'y suis revenue... Comment? Je reçois un mail du proviseur. Et, là, j'ai eu envie de parcourir la liste des autres destinataires, parce que je ne me souvenais plus tout à fait du nom de famille de la prof de maths. En parcourant la liste.... j'ai vu... un nom... inattendu. Je me suis dit: "Merde... pas possible... non ça doit pas être elle, c'est un nom de famille seulement, c'est peut-être quelqu'un d'autre". Mais ça m'a légèrement tracassée. Quelques jours plus tard, en salle des profs, me suis dit: "Tiens, et si tu vérifiais rapidement où est le casier de cette personne... pour voir son prénom". Comme dirait Orelsan: "MAUVAISE IDEE"! Tadam, en fait, son casier était à 2 pas du mien, et là, j'ai... SON prénom "Prénom Nom - Assistante d'éducation". Et voilà, c'est reparti pour la déprime lol. Encore quelqu'un que j'ai connu, jeune, et qui me plaisait beaucoup, mais je n'ai jamais été capable de le lui témoigner. Je devais avoir 18 ans. Depuis, j'espère ne pas la croiser: je crois que j'ai peur qu'elle ait trop changé (elle qui était gentille et bisounours); je crois que j'ai peur qu'elle remarque que j'ai changé, qu'elle me trouve blasée, qu'elle voit que je ne crois plus en l'amour et que, de fait, je le sente davantage. Par chance, comme elle n'est pas prof, j'ai assez peu de chances de la croiser en salle des profs... A suivre! Au pire, je mets ma capuche! Ah, zut, j'en ai pas.

Par No
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 09:37

Avais écrit ça il y a quelques jours. Conservé dans mes brouillons. M'étais dit que j'allais prendre le temps de le rédiger correctement. Finalement, pas le temps. Alors le flot de mes pensées amoureuses à l'état brut. Pour me souvenir, donc inintéressant à lire pour les internautes, je préviens.

 

Etre à tes cotés, au lit, et lire Virginia Woolf. Lire à haute voix les passages que je trouve beaux. 

A ce moment-là, t'entendre lâcher ce petit soupir, suivi de ta tête sur mon épaule, qui laisse deviner que tu portes ton petit sourire de satisfaction. Ou, d'autres fois, t'entendre respirer profondément, je te regarde: tu dors. Quand tu dors, je me dis qu'une partie secrète de ton esprit m'a peut-être entendue. Tu as l'air apaisée. Je continue ma lecture. Virginia Woolf, toujours saisissante. Je lis intérieurement les passages qui me plaisent outrageusement. Je corne les pages. Je ne dis rien à haute voix. J'espère silencieusement que mon âme n'a rien communiqué à la tienne. Parano jusqu'au bout.

 

Regarder la télé (événement rare) avec toi. Me dire qu'on a une belle vie, en fait, que ça pourrait être bien pire. 

 

T'imaginer en maman: affectueuse, sévère, protectrice, drôle, rationnelle, forte, apaisante.

 

Entendre ton humour noir. Entendre tes moqueries, alors que tu es si gentille.

 

Me retenir de pleurer quand on regarde des films ou des documentaires bouleversants, alors que je sais que tu sais que je me retiens.

 

Te regarder, pour me moquer: "Bah alors, tu pleures?! ;)"

 

Me dire que tu connais le moindre recoin de mon esprit, de mon coeur (pour parler connement), de mon âme, de ma vie, de mon passé, de mes peurs, de mes hontes; sans le moindre faux-semblant.

 

Lire les articles de journaux que tu m'envoies par mail, sans le moindre mot. L'air de dire : "J'ai pas le temps de mettre les formes, mais lis ça"; ou alors: "Article très intéressant, t'en penses quoi?"; ou encore: "Je suis choquée par cet article à la con, et toi?". Bref, jamais le moindre mot, et ça me va comme ça.

 

La peur que tu éprouves quand j'éteins la lumière et que je change ma voix et mon regard, pour avoir l'air d'un psychopathe serial-killer prêt à tuer de sang froid (ouh!); comme si tu oubliais qu'il s'agissait simplement de... moi. Le moment où tu me supplies implicitement, tout juste suivi du moment où tu te mets en colère.

 

Quand tu me fais tes yeux de lémuriens.

 

Quand le soleil illumine tes putains d'yeux verts-gris-jaunes. Quand tes cheveux sont méga blonds.

 

Quand t'es suspicieuse, alors qu'il n'y a que toi.

 

Quand je t'ai dit que j'allais écrire (ou laisser un commentaire) à une ex et que tu m'as encouragée à le faire, au lieu d'agir comme le commun des mortels. Parce que tu me comprenais. Parce que tu sais ce que veut dire "humain", pour moi. Parce que tu comprends le sens des relations: au-delà des blessures, au-delà des fausses notes, il y a avant tout des vies. Des vies qui peuvent s'arrêter, au sens propre. Et, oui, maintenir une forme de contact, c'est un moyen d'éviter d'apprendre la mort des gens qui ont compté, 3 mois plus tard, par facebook; et un moyen d'éviter de vivre - ensuite - dans le regret. A ce moment-là, je crois pouvoir dire que les faux-pas, les maladresses, les paroles blessantes, nous apparaissent à leur juste valeur: insignifiantes, à côté du reste.

 

Quand tu as du mal à écouter certaines de mes compositions, parce qu'elles ne parlent pas de toi. Puis que tu finis par dire "OK, allez, c'est bon... j'essaye de faire abstraction, je t'écoute"; et que tu ris nerveusement en plein milieu, parce que tu n'as pas réussi à faire abstraction, finalement. Quand tu réussis, que tu me dis: "Nan, vraiment, elle est bien ta chanson, en toute objectivité", et que je me dis: "Mouais... en toute subjectivité, tu veux dire... ça compte pas".

 

Quand tu râles parce que je suis en retard.

 

Quand tu me dis que tu as pris du poids. Que je te dis que c'est vrai, mais que je m'en tape, que je t'aime comme ça. Et que tu m'engueules... Alors que... j'ai juste confirmé ce que tu avais dit (et que c'est objectif).

 

Quand on se retrouve dans des situations vraiment étranges et qu'on n'a même pas besoin de se consulter par le regard pour savoir ce qu'il en est.

 

Quand tu me manipules brillamment le jeudi soir.

 

Quand tu veux corriger mes copies... ;) 


Par No - Publié dans : stoptemps
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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 16:31

Il faut écriiiiiiiiiiiiiiire!!! Sinon, des pubs vont s'inscruster sur votre paaaaaaaaage!!! J'écrirai plus tard. Hyper inactivité sur mon blog car hyper activité dans la "vraie" vie, si je veux pouvoir finir docteur ès tralala, si je veux que tous mes charmants élèves aient une bonne note au bac, si je veux pouvoir corriger leurs copies un jour, si je veux faire de la musique, et si je veux avoir un peu de temps pour mes proches.

Bisou bisou! Regardez-moi ça, quelle honte:

 

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Par No
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