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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 12:22

J'étais seule à l'appart'.

Après la douche, je me suis assise sur le canapé, le regard dans le vide: je ne réfléchissais pas à proprement parler, mais mon esprit philosophait, en quelque sorte, un peu à mon insu. Bref, j'avais décroché. C'est difficile à expliquer: je ne réfléchissais pas, je ne pensais pas, je ne rêvais pas, je ne fantasmais pas. J'étais juste là, l'esprit dans le flou, mais dont les éléments sans nom qui le constituaient étaient une réflexion -ou plutôt un ressenti- sur la vie, sur ma vie, et sur l'humain. J'éprouvais le temps qui passait, j'éprouvais qu'un jour j'allais avoir 50 ans (peut-être), sans pouvoir y croire vraiment.

 

Puis, mon esprit s'est rendu compte que la musique continuait à tourner sur deezer. La conscience n'avait pas encore réalisé. Anna Ternheim, My heart still beats for you.

 

 

 

 

Chanson que je trouve magnifique, car simple et sans excès (= sans pathos volontaire). Une exposition des sentiments, sans pudeur, sans fierté, et dépouillée de tout ce qu'il peut y avoir de négatif après des relations (la haine, le mépris, etc). Comme une volonté de mettre tout cela de côté, et de revenir à l'essence même de ce qui a constitué la relation: l'amour (qui est aussi souvent l'origine de ce qui déruit une relation). Une vraie mise à nu. Je ne me suis pas tout de suite rendue compte de ce que j'écoutais. Toujours sur le canapé, j'ai soudain vraiment entendu les paroles, et la musique. Ce n'était pas juste une musique de fond. J'ai éprouvé une douleur très forte. Vraiment très forte. De la peine, même. De l'impuissance. J'eus le sentiment d'éprouver l'accumulation des douleurs des années passées. Douleurs que je n'éprouve plus, au quotidien. Mais ce fut comme si elles sommeillaient quelque part au fond de moi et que, là, dans mon état de fatigue extrême, et avec cette musique, elles s'étaient réveillées et même exprimées.

Je dis des douleurs car j'ai le sentiment que d'une douleur en découle souvent d'autres. Un peu comme si lorsque nous blessions une personne, nous ne blessions pas uniquement cette personne à cet instant précis, mais que nous blessions aussi ce qu'il est depuis toujours: son bagage culturel, son enfance, ses illusions, ses croyances, son égo, sa personnalité, ses projets, et bien d'autres choses.

Par No
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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 12:54

J'ai eu un mal fou à m'endormir, sans ta petite pomme à côté de moi. J'ai tourné en rond des heures durant, un rien me réveillait, je faisais de mauvais rêves. Je ne pensais pas que je pouvais si mal dormir sans toi. J'étais comme prise d'une fièvre soudaine qui me vidait de toute énergie.

 

Pourtant, à peine 2 semaines avant, je me suis dit que m'endormir à tes côtés était un privilège, un moment merveilleux. Les gens s'imaginent souvent que le quotidien ronge le couple, que la vie à deux est d'un ennui mortel, qu'il n'y a plus d'amour. Oui, c'est souvent le cas, chez les autres - toujours chez les autres. J'ai toujours pris soin à ce qu'entre toi et moi, ce soit toujours l'amour fou. Je ne supporterais pas qu'on devienne un de ces couples confort-habitude-amitié. Je n'ai jamais aimé cette idée. Malheureusement, entre les intentions et la réalité, ce n'est pas toujours facile de joindre les deux bouts. Mais on y arrive, aucun jour ne me semble vraiment semblable. Tu nous sors du quotidien, j'essaye d'en faire de même, à ma manière. Non, on n' écume pas les boîtes, on ne fait pas 40 activités ensemble: ni sport, ni musique, ni promenade chépaoù, etc. Evidemment, on sort ensemble parfois, mais on ne ressent pas le besoin de s'occuper à tout prix, l'une avec l'autre. Si un jour notre couple devait se résumer à tel voyage, à tel endroit, telles excursions, telles sorties, j'aurais l'impression d'un échec pour nous deux. Pour moi, tout cela, ce n'est pas sortir du quotidien, c'est le masquer. Avec toi, j'ai l'impression de sortir du quotidien, même quand rien ne se passe. Tout simplement parce que tu vas me surprendre, dire une chose étonnante, esquisser un sourire encore jamais vu, pointer en ma direction un regard resté jusqu'alors secret, me faire rire quand mon esprit est maussade, exposer une pensée subtile, te mettre à danser comme un enfant, me prendre la main pour qu'on simule un tango ^^. Je pourrais faire une liste sans fin...

 

2 semaines avant ce profond vide en moi, je me disais que chaque début de nuit à tes côtés me semblait renouveler ce petit soupir intérieur. Chaque soir m'ouvrait une nouvelle porte. Hier soir, je t'ai trouvé très douce. D'autres soirs, il m'arrive de te trouver sublime, ou bien drôle, ou bien intelligente, et j'en passe. Je m'accroche à toi et je me dis que tu sembles parfaite. Evidemment, tu ne l'es pas, je le sais bien. Je ne baigne pas dans une forme d'illusion. J'ai conscience de qui tu es, de qui tu n'es pas, de ce que j'apprécie, de ce que j'apprécie moins. Mais j'ai surtout conscience de t'aimer, qu'importe le reste.

 

Je me suis sentie mal sans toi, car mon esprit n'avait plus aucun esprit avec lequel communiquer en silence durant la nuit. Cela m'a été plus douloureux que n'importe quel cauchemar envisageable à tes côtés.

Par No
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 00:24

Je me demande comment j'ai fait pour vous croire.

 

Oui, c'est vrai, qu'est-ce qui m'a pris? Et, est-ce que je vous croyais vraiment, ou est-ce que je voulais tout simplement qu'on ne se prenne pas la tete, alors je vous ai fait croire que je vous croyais? Ou peut-etre aussi que j'avais envie d'y croire? Non, la dernière option, c'est pas mon genre.

 

La grande phrase qui touche suivie de: "Je parie que vous ne me croiriez pas."

J'ai peut-etre été assez naive pour y croire.

En tout cas, j'ai répondu un truc tellement moi, avec ce détachement spontané, qui voulait presque dire que je m'en foutais et qui cassait tout à coup votre pirouette solennelle: " Ah, et, au fait: mais si, je vous crois."

 

 

Je dis toujours que je vais arreter d'etre bisounours, mais c'est plus fort que moi, on dirait.

La preuve, tout à l'heure, quand la poulette est partie aux toilettes, Jennifer m'a dit (tentative de reconstitution): "Tu sais No, je n'ai pas de doute sur le fait que So soit quelqu'un de super, mais fais très attention à toi. Je te le dis parce que je te connais depuis toujours et quand je t'entends parler d'elle, j'ai vraiment peur pour toi. Tu es trop transparente avec elle, fais gaffe au jour où elle retournera les choses contre toi. Tu lui donnes toute ta personne, tu n'as pas de secret pour elle, et quand tu m'en parles j'ai l'impression que tu ne soupçonnes pas qu'un jour ça puisse arriver. Je te rappelle que j'étais là durant tes relations précédentes, et notamment pendant une, donc je ne peux que te dire de te méfier le plus possible des apparences. Les gens sont parfois fourbes."

Là, encore parfaitement illuminée, je lui ai répondu sereinement: "T'inquiètes pas pour moi. Tu ne connais pas encore bien So, c'est pour ça que tu dis ça. Mais crois-moi, il n'y a aucun danger, aucun. Elle me connait parfaitement et je la connais parfaitement. On n'a pas de secret l'une pour l'autre. Tu n'imagines pas l'importance qu'elle accorde aux relations humaines, vraiment. Elle cherche pas spécialement à se faire d'amis, elle est pas le genre méga sociable, elle préfère la qualité à la quantité. Les amis qu'elle a, elle y tient. Sa famille est primordiale pour elle. Tu n'imagines pas comme elle est tracassée quand un membre de sa famille est tracassé. Elle est sensible, très sensible. Je l'ai vu pleurer tellement de fois... elle ne joue pas de jeu, elle est tellement pure... tu comprends ça? Elle est limpide, saine, naturelle et spontanée. Je ne dis pas que cela durera toujours, on ne le sait jamais, et j'en ai conscience, meme si cela m'attriste. Mais je sais au moins que meme si demain ça se termine, elle restera droite avec moi et soucieuse de ce que je deviens. C'est pas le genre à te cracher dessus et à inventer des conneries à ton sujet dès que c'est fini, si c'est de ça dont tu as peur..."

Elle avait l'air convaincue par ma réponse, vraiment convaincue. Voilà, tu étais -toi aussi- persuadée que So était une sainte!

 

Moi, par contre, en rentrant, j'ai pas perdu ma conviction (qui est une évidence, une certitude). Mais j'ai gagné autre chose en contre partie: de l'inquiétude. C'est pas toujours facile la vie de bisounours, mais j'ai envie de croire que c'est possible. Et si un jour cela se retourne contre moi, si un jour j'ai le droit à un coup bas (ce dont je doute venant de toi), eh bien tant pis. Je ne veux pas devenir une pauvre nana juste pour me préserver. Je suis comme ça, et si ça doit faire mal un jour, ça le fera, et je me relèverai, encore une fois. On se relève toujours, surtout quand ceux qui cherchent à vous mettre à terre n'en valent pas la peine.

 

Toi, c'est certain, tu en vaux la peine. Tu vaux la peine que je prenne tous les risques du monde...

Par No
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 19:38

Probablement que c'est cela alors: il faut au moins se sentir à l'aise, en confiance, pour composer devant quelqu'un.

 

J'ai toujours bloqué à l'idée de jouer ou bien de chanter sérieusement devant quelqu'un. Parfois j'hésite, mais le fais quand meme, pas vraiment sérieusement. Parfois je dis clairement que je ne me sens pas "prete". Parfois meme, on ne m'entend pas.

 

Plus j'avance dans le temps, plus je tente de mettre ma pudeur de coté. C'est pas facile car, quand on chante, peu importe les paroles, c'est une part de nous qu'on montre. Pas toujours notre identité sous son meilleur jour, mais un bout de notre identité quand meme: ridicule, peinée, joyeuse, envieuse, en colère, moqueuse, menteuse, ignorante, bisounours, stupide, folle, pathétique, endolorie. Qu'importe, toujours une miette de qui nous sommes à un instant précis, au-delà des apparences, au-delà de ce que nous aimerions croire. Alors, quand on sait ça, c'est pas facile de chanter devant quelqu'un. Je ne parle pas de la crainte de chanter mal, faux, pas comme il faut, pas assez fort ou de se sentir nul vis-à-vis d'une personne présente. Je ne parle pas de ce malaise là. Celui-ci est parfaitement normal et commun à tout le monde.

Je pense à tout ce qu'il y a au-dessus de ces doutes-ci. Je parle de quand la voix est au point ou qu'elle ne l'est pas mais qu'on s'en fout. Je parle de quand on prend conscience qu'on donne à l'autre un accès illimité à qui nous sommes vraiment, profondément, intimement, jusque dans les recoins les plus pathétiques, jusque dans les recoins les plus sombres, jusque dans les recoins les plus droles.

 

Avant, je ne chantais que très rarement devant l'Autre (et encore moins devant les autres). Et, si je le faisais, je ne donnais pas entièrement de ma personne. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi, mais aujourd'hui je sais: je ne me sentais pas en confiance avec l'Autre. Quand je dis en confiance, je ne veux pas dire que je craignais la moquerie ou la critique, ce n'est pas ça. Mais seulement que mon inconscient devait sentir que je n'étais pas en compagnie de personnes de confiance. Je crois qu'il a toujours su me guider à ce niveau-là. C'était important, et ça l'est toujours: s'entourer de personnes en qui nous pouvons avoir confiance, qui nous sont fidèles dans les meilleurs moments, dans les pires, dans l'amour, l'amitié ou la haine, des compagnons, des véritables alliés. Oui, finalement, pas quelqu'un qui nous témoigne par mille formules sympas ou gnangnans qu'elle tient à nous, mais quelqu'un qui nous le prouve en nouant avec nous une relation sincère: ni d'intéret, ni uniquement d'amour, ni de jalousie, ni hypocrite, et j'en passe. Simplement une relation sincère, rien derrière le dos: ni mensonges, ni coups de couteau, ni saloperies racontées et/ou inventées.

Je crois que je n'ai jamais pu chanter l'ame ouverte et sans au moins une ou deux barrières devant des personnes de ce type-là. Cependant, je n'en avais pas toujours conscience. Car je suis la reine des "secondes chances" dans mes relations. Finalement, je regrette parfois, pour l'aspect humain. Mais artistiquement, je n'ai rien donné de trop "profond" à ces gens-là, sans que cela ne soit calculé. Oui, ni vrais passages de mes écrits, ni vraies mélodies, ni aucune de mes compositions musicales. Ouf.

 

Cela fait des mois et des mois que tu m'entends chanter et gratouiller, meme des chansons pas franchement travaillées.

Cela fait quelques semaines que tu entends mes compos... achevées ou non, je te les chante, parfois en hésitant, parfois en rigolant, mais je le fais quand meme. Qu'importe ce que tu diras. J'ai beau avoir eu droit à quelques critiques positives et négatives (les moins cools!), cela ne m'empeche pas de continuer à chanter devant toi. Qu'importe les fausses notes, les tests et tests et encore tests. Je savais que j'avais beau m'ouvrir à toi, rien de ce à quoi je te donnais accès serait un jour utilisée contre moi (c'est bien connu: chez le commun des mortels, ça se passe comme ça => tant que je suis avec toi, que je t'aime (pas trop sinon c'est la merde) et que tout se passe bien, je te soutiens; le jour où ça se complique un peu entre nous, j'utilise ces choses contre toi et je crache mon venin).

Cela fait des jours que tu m'entends travailler et re-travailler le titre que j'ai décidé de reprendre pour mon audition. J'en suis qu'au tout début, et je ne rechigne pourtant pas à tenter des choses devant toi: changer les accords, changer de rythmique, changer de tempo, de style, de hauteur. Jouer en boucle un passage difficile de la chanson, jusqu'à ce que la voix soit clean, jusqu'à ce que cela rende bien.

 

Il y avait cette confiance en ta personne qui me permettait cet open soul. Je me donnais, continuellement, entièrement à toi. Les entraves qui peuvent exister entre deux personnes, je n'en voulais pas avec toi. Mon inconscient me le soufflait surement très bien.

Puis aujourd'hui, j'ai repensé à un truc (on m'a fait repenser à un truc).

A l'instant j'ai pris ma gratte pour rejouer ce titre, j'ai pas réussi à sortir le moindre son. Je pouvais juste marmonner quelques petits trucs. J'ai posé ma guitare, un peu énervée. Je savais ce que cela signifiait: là, à cet instant précis, tu étais redescendue au rang des autres, mon inconscient ne voulait pas que je joue devant toi, il ne te faisait pas confiance.

 

Heureusement, c'est à un instant précis.

Tu risques donc de m'entendre encore souvent massacrer des titres. Après tout, c'est mon avenir qui est en jeu...

Par No
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 15:06

 

 

 

Souvenirs...

C'est le matin, tu habites rue Jean Prévost, c'est le début, c'est confus, on sait pas trop. On y va? On y va pas? Tu as quelqu'un dans ta vie, j'ai quelqu'un dans le coeur. Et, peu à peu, plus personne.

Des pancakes, souvent, le matin. Tu adores les pancakes. On n'en fait plus trop maintenant, alors que nous habitons enfin ensemble... Et si on s'y remettait?

 

Souvenirs...

Ta tronche de blonde. Tes cheveux lumineux. Tes yeux verts, jaunes, gris. Ton sourire. Ton parfum: thé vert jasmin, si frais. 1er Mars 2009. 1 an et demi.

 

Souvenirs...

Les Kooks. La musique dès le réveil. Enfin, la vie: excitante, tumultueuse, non-douloureuse. Cette boule au ventre. Ces disputes. Ton rire. Ta main. Ton intelligence. Tes silences. Ah, tes silences! ;)

 

What do you wanna do? What do you wanna see? What do you wanna be? Do you want to be with me? Are you sure you want to be with me?

Par No
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 17:39

Le titre est un peu nul, je sais. Meme pas de moi.

 

Le titre aurait pu etre autre: comme la première chose à laquelle j'ai pensé en me réveillant.

Alors, oui, ça aurait pu etre "Dirty dream number X" (je m'y perds dans le compteur des reves pourris, en plus); ou ma pensée première: "Ca faisait longtemps...", accompagné d'un de ces soupirs interieurs, de ceux qui ne sont pas expulsés, mais qui s'insinuent dans les moindres recoins de votre corps. Le soupir silencieux. Mais en ce moment j'écoute beaucoup le titre ci-dessous... J'aime beaucoup les paroles. Et comme je suis en train de le reprendre à la gratte, je l'ai sans cesse à l'esprit.

 

I'm tired of all the nonsense...

 

 

Et voilà, du coup, une fois de plus, je me la réécoute! You think you got everyone figured oooooouuuuuuuuuuuut!

 

La fatigue et le stress du départ ouvrent toutes les portes.

Par No
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 18:43

Flatus.

Finir sur un fou rire.

Du lait concentré sur les mains.

Une succession de reves agréables.

Chocolats exquis et épicerie orientale fine.

La mer à proximité.

Les mouettes.

Le vent.

 

Plus que quelques jours et nous prenons la route. C'est à ce moment-là que je l'ai vraiment réalisé. Oui, c'est  à ce moment-là que cela ne m'est plus paru si surréaliste que ça.

Un peu peur, meme si impatiente.

 

"Le long voyage me susurre un "nous"..."

 

Edit:

J'oubliais... La confiture exquise de ta mère. Si un jour ça se termine, je ne pourrai plus regarder un pot de confiture en grande surface sans avoir envie de pleurer. En plus, elle est dégueulasse, la confiture en grande surface.

Par No
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 22:21

Ces derniers temps, je suis vraiment productive artistiquement parlant. Je ne sais pas si ce que je produis a une valeur quelconque, mais en tout cas, je me sens inspirée.

 

Les gens n'imaginent pas comme ils me nourrissent. Qu'ils s'agissent de personnes croisées, de personnes aimées (pas amoureusées!), de (rares) personnes qui voudraient me voir morte, de psychopathes passés dans ma vie par erreur, de marketeuses superficielles et prétentieuses, d'amis extraordinaires: vous avez tous joué un role dans mes compositions, et j'espère un jour pouvoir vous remercier autrement qu'en vous disant "MERCI".

 

Ma maman m'a dit un truc drole, récemment, concernant l'énergie que je dépensais et le temps que j'investissais dans mes projets "artistiques". Je vous raconterai ça prochainement.

 

En tout cas, ce sera toujours sans regret. J'espère réussir, je ne veux pas perdre cela de vue. Mais si je n'y parviens pas, j'aurais au moins essayé, car cela en vaut la peine. Et je pourrais dire que j'ai essayé tout en assurant mes arrières. C'est vrai, pour qui est-ce qu'il faut assurer ses arrières, si ce n'est pour que nos parents cessent un jour de devoir nous donner des sous, pour que notre petit(e) ami(e) puisse un jour tout plaquer et écrire son livre ou composer son album, ou bien pour que nos enfants ne manquent de rien (= ma 1ère motivation)?

Est-ce vraiment totalement pour soi qu'on assure ses arrières? Je ne crois pas. C'est avant tout une démarche qui tend à s'éloigner le plus possible de l'égoisme.

J'ai besoin de savoir que si demain la personne qui partage ma vie veut arreter de travailler pour pratiquer sa "passion", elle pourra le faire, car j'aurais eu le courage de mener une "double-vie" (= Job "rationnel+appréciable" + Projet-Futur-Job "artistique"). Cela va, évidemment, dans les deux sens...

 

Je ne sais pas combien de temps va durer ma période "inspired". C'est cyclique et sans explication rationnelle, je crois. Enfin, si, on peut toujours tenter de dire que cela dépend de l'humeur, de ce que nous traversons, etc. Mais bon... Quand je travaille mes compos, je ne suis pas franchement dans l'analyse, mais plutot dans l'intuition.

J'ai peur de moins composer, ou bien de composer moins bien, ou peut-etre meme de me sentir inhibée... lorsque tu seras dans le coin. En fait, c'est pas une crainte, c'est une réalité: je sais que je ne peux entamer une compo que si je suis sure de ne pas etre entendue. Et la vie à deux limite les moments de solitude... Mais c'est le prix à payer pour etre avec la personne qu'on aime, pour la voir se réveiller, l'écouter, la regarder dans les yeux, la voir rire, réfléchir, lire, regarder la télé...

 

FIN DE L'ARTICLE CAR HORS SUJET IMMINENT!! =)

Par No
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 19:56

J'adore recevoir ce genre de mails... =)

 

photo.jpg

 

Alors, oui, tu as oublié:

 

- Super tableau Coca-Cola

- Beaucoup de créativité-déco

- Beaucoup de bonne humeur

- Beaucoup d'humour

- Beaucoup d'amour

- Quelques vetements pourraves pour quand on sera en mode déco-travaux

- De la confiture de belle-maman (qui est franchement meilleure que celle de Bonne Maman )

- Un pèse miam-miam

- Ton réveil, pour qu'on puisse dire "Oh, il est 9h30, et c'est samedi, donc on peut encore faire des calinoux, cqfd."

- Ton réveil bis, pour que tu puisses me dire "Attends, attends, j'ai besoin de regarder l'heure: il est 23h26." ou encore "J'ai mis le réveil à 8h21". Encore heureux que ton réveil ne te permette pas de voir l'heure à la seconde près lol.

 

Autre chose? Là, je pense que c'est bon (enfin, pour le moment).

Par No
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 19:39

De quoi as-tu peur, au juste?

 

Je trouve cela très étrange d'avoir dépensé autant d'énergie pour se mettre en tete (et mettre dans la tete de son entourage) qu'une personne est horriblement diabolique, qu'elle vous veut bien évidemment du mal et qu'elle vous pourchasse. Vraiment, si j'étais ta copine, je ne serais pas rassurée de savoir que tu as dépensé une énergie folle pour m'effacer de ton esprit: virer les photos, les moindres miettes de moi, me bloquer partout où c'est faisable, me faire une mauvaise réputation, t'incruster dans le cerveau que c'est mieux comme ça, que je te suis délétère.

 

Vraiment, ça me ferait peur, à sa place. Et meme à la tienne, d'ailleurs, je me poserais des questions. Car nul n'ignore que quand on a tout réglé avec une personne, qu'importe son importance, on n'a pas autant besoin de l'éviter. Si elle nous adresse la parole, on peut répondre sans aucun problème, meme avec indifférence, mais on y parvient. Et si on voit son nom écrit, dans le pire des cas (l'indifférence, il parait que ça s'appelle comme ça), on se dit juste "Tiens, c'est Machin, je verrai ça plus tard". On ne bondit pas.

 

Je suis désolée pour toi, désolée que tu n'aies pas encore parcouru le chemin que tu crois avoir parcouru. Je te souhaite vraiment d'y parvenir, et de tout résoudre plutot que de tout fuir et enfouir. On peut toujours effacer en surface, mais en profondeur c'est une autre histoire.

C'est un peu le meme principe qu'à l'époque: si tu as une fissure ou un dessin au mur, ce n'est pas en mettant un cadre sympa devant que la fissure (ou le dessin) disparaitra réellement. Tu ne feras que la camoufler.

 

Bon courage, et c'est sincère.

 

Comme dirait Sophie: "Elle sait que tu vis toujours, quand meme?! Elle agit comme si tu étais morte. Elle part à l'autre bout du monde, a une copine, se construit un chateau rempli de bonheur et de chats. Si tout allait si bien que ça...." et tralalalala. Oui, faire comme si quelqu'un était mort, c'est très étrange. Je sais pas si c'est pathologique, mais en tout cas ce n'est pas très sain.

Je suis presque désolée d'etre encore vraiment en vie. Au moins, si j'étais décédée "pour de vrai", tu n'aurais pas eu besoin de me "tuer" à l'intérieur de toi. Ca aurait été plus sain, je crois.

Par No
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