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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 21:25

Ce jour-là, j'avais pas la patate.

Je ne savais pas trop ce qu'il se passait, ni comment ça allait tourner. Je composais. Et comme toute personne qui prend le risque de l'écriture, c'est parfois douloureux. On peut écrire sur plusieurs sujets, et de plusieurs manières, ce n'est pas nouveau. Mais le pari le plus risqué -et celui qui donne le résultat le plus profond- c'est d'oser se retourner, et écrire. C'est risqué, parce que ça peut être douloureux, donc décourageant. Risqué, parce que ça met en péril votre bien-être nouveau. Oui, c'est prendre le risque de foutre en l'air un long chemin parcouru. Mais, au bout du compte, c'est accepter de voir la vérité et, cela, je crois que peu de gens le font vraiment, quand ils écrivent. Ils peuvent se retourner pour faire ressortir la haine, se retourner pour critiquer négativement, se retourner pour déformer sans le vouloir, se retourner pour se souvenir, se retourner pour beaucoup de choses. Mais peu se retournent pour revivre, en toute objectivité. Je crois que ça relève presque de l'écriture sous hypnose, en fait. Je dois avoir une capacité forte pour m'auto-hypnotiser (!), parce que le résultat, c'est que je revis véritablement les moments, je les éprouve, j'entends les sons, je sens les odeurs et je perçois. Ca demande d'avoir une imagination forte (à prendre au sens philosophique, comme toujours quand je parle d'imagination, cf cours de philosophie sur l'imagination, plus précisément oeuvres d' Ibn Sina). Et une imagination forte, c'est pas facile à gérer au quotidien, c'est très envahissant, peu contrôlable, et c'est juste souvent déprimant.

Et donc, ce jour-là, je me suis dit: "Allez, N., bordel, une oeuvre véritable, véritable.... il suffit que chaque mot ait un sens, que chaque tournure soit vraie, subtile et mature, pas comme si tu ne savais pas du tout écrire".
Alors j'ai remonté le temps, les conditions étaient réunies pour, et je me suis mise au calme, bien fatiguée (ça aide!), et j'ai mis certaines musiques. J'ai laissé mariner, je suis partie de ce monde..... et je suis revenue, j'ai coupé la musique, et j'ai écrit la mienne.

Après, il était l'heure de te rejoindre. D'une certaine manière, ça tombait à pic, j'avais qu'une envie: me blottir dans tes bras, te serrer très fort et pleurer. J'avais l'idée et l'impression sotte que je n'aurais même pas besoin de parler. Comme si venir dans tes bras t'ouvrirait toutes les portes de mes pensées sans que je n'ai à exprimer le moindre mot. Et jusqu'au bout j'y ai cru. J'ai cru que tu sentais, que tu devinais, que tu savais ce qu'il se passait.
Le chemin pour te rejoindre me paraissait durer une éternité. Je tentais tant bien que mal de me retenir de pleurer comme une gosse.
Quand enfin je t'ai vue, contre toute attente, je ne voulais plus du tout me blottir dans tes bras. Je souhaitais même l'inverse: que tu tiennes tes distances. Je sentais bien que je devenais froide, absente et distante. J'aurais voulu te dire que ce n'était pas ce que tu croyais, non. Ce n'était pas que je ne voulais pas que tu m'approches, ce n'était pas que je ne voulais pas sentir ta main sur mon épaule, ou ta main dans la mienne. Je ne le voulais que trop. Mais quand j'ai senti tes deux mains se poser fermement sur mes épaules, au-dessus de moi, comme pour débuter un massage, j'ai dû serrer très fort les yeux pour ne pas pleurer et me répeter: "non non non non, pense à autre chose, la mer, le soleil, une chanson, tiens, cette chanson, "cette ooooodeuurrr de boiiiis"". C'en était quasi douloureux. J'avais juste envie de te dire "lâche-moi".... Mais je pouvais pas le faire, je pouvais pas te parler comme ça alors que tu n'y étais pour rien. Tu ne l'aurais pas compris, et tu te serais sentie rejetée.
Ta présence était sûrement le meilleur soutien dont je pouvais disposer, mais je ne pouvais pas me laisser aller, par pudeur, parce que j'ai une manière quelque peu singulière de gérer mes émotions. Ceux à qui ça ne plaît pas diront que ça s'appelle "jouer la comédie" (oui, il paraît que je suis la meilleure comédienne, pour ces choses-là). Je pense que ceux qui disent cela ne savent pas de quoi ils parlent. Moi, j'appelle ça "pudeur", et "intériorisation". Je ne dis pas que c'est bien, mais je dis que je fonctionne comme ça et que c'est ce qui fait que "tout à coup", ça tombe: on ne peut pas intérioriser à vie. Je n'ai aucun problème pour m'exprimer, aucun problème pour dire ce que je ressens. La fierté n'est pas un problème.
Mais pleurer, c'est une autre histoire. Je suis d'un naturel hypersensible. Je peux pleurer pour des choses qui vous paraîtraient n'être rien, alors que pour moi, cette petite chose va faire écho à celle-ci qui va faire écho à celle-là, et c'est parti... Alors, avec le temps, on apprend à intérioriser, à être un peu plus pudique (tout le monde ne mérite pas de vous voir pleurer, ni d'avoir accès à vos pensées), pour ne pas pleurer devant n'importe qui, parce que "n'importe qui" pense qu'on pleure pour "n'importe quoi", et se pose des questions et nous les pose sans aucune pudeur, et on sait par avance qu'on ne voudra pas gaspiller de salive pour leur expliquer des choses qu'ils ne comprendraient pas.
Tu es loin d'être n'importe qui, évidemment, mais on était entouré de plein de "n'importe qui". Alors c'était pas possible. Désolée.

J'aurais voulu tout expliquer, même en rentrant, j'aurais voulu te parler. Mais à peine tu me prenais dans tes bras que je ne faisais que pleurer, lorsque j'ai compris que, là, je ne pouvais plus me retenir et, après tout, ça ne servait strictement à rien que je me retienne... j'étais avec toi, j'étais en sécurité, avec une personne qui ne portait aucun jugement (et quand bien même, les jugements des gens m'ont rarement importée tant qu'ils ne venaient pas me faire chier). C'est vrai, après tout, j'étais avec quelqu'un qui n'était pas du genre à se glorifier de me voir pleurer, comme si c'était un cadeau, un privilège ou enfin le moment de se sentir au-dessus. J'étais avec quelqu'un qui pensait à moi avant de penser à elle. J'étais avec quelqu'un de sain d'esprit.
Tu as attendu, patiemment. Tu n'as pas dit grand chose. Quand tu m'as demandée des explications, je ne me sentais pas de le faire: je craignais que tu le prennes pour toi. Et, quand enfin je m'étais calmée, sans la moindre envie de pleurer - comme si tout s'était évaporé, était dénué de sens et n'était plus vecteur de douleur - je n'ai plus voulu donner d'explications: parce que j'allais mieux, parce que, malgré tout, je sentais qu'en parler pouvait me faire pleurer à nouveau.

L'explication est simple. Elle liée à l'après-midi que je venais de passer, à l'écriture. C'est aussi liée à la fatigue, certes, au fait que je n'ai le temps de rien, que je me sens débordée par mes 2 vies et demie! Parce que je voyage trop. Parce que si je m'écoutais, je ne dormirais pas pour consacrer ce temps à l'écriture et la composition.
Ce retour dans le passé n'a pas été fait à moitié, comme tout chez moi d'ailleurs. Et ça m'a ramenée à cette dure réalité: l'humanité est morte. Elle n'existe plus - a-t-elle déjà existé? Dans quelle culture l'humanité existe t-elle? En Europe, elle existe? Existe t-elle sans conditions?

J'avais envie de te dire que tu ne savais pas ce que c'était.... que tu ne savais pas ce que c'était de s'investir dans une relation pendant 2 ans, d'être prêt à tout pour la sauver, d'avoir gravi et explosé sans avoir froid aux yeux les obstacles qui pointaient leur nez, parfois sans penser une seule seconde à soi, parfois dans la douleur, que tu ne savais pas ce que c'était de s'être sacrifiée pour l'autre, d'avoir cru en l'autre bien plus que ses proches, d'avoir partagé des moments on ne peut plus fort, d'avoir aimé sans relâche, à en crever, à en avoir mal, pour qu'au bout du compte, le seul moyen que l'autre - qui a éprouvé ces choses mutuellement - trouve pour moins souffrir, et pour s'en remettre, soit de te considérer comme le mal incarné, de te haïr le plus fort possible, de te construire une réputation tellement tirée par les cheveux (auprès de gens qui ne te connaissent pas, bien sûr, parce que sinon ils risqueraient de savoir que c'est faux ou amplifié), de faire comme si rien n'avait jamais existé, pas même toi, et j'en passe. Au début, ça fait rire, tellement c'est absurde. Mais, dans le fond, avouons que c'est gravis.
C'est dur de se rendre compte comme les gens sont prêts à tout pour éprouver moins de douleur, et pour faire croire aux autres qu'ils n'en éprouvent pas. Dur de voir qu'ils sont prêts à mentir et à se mentir pour avoir l'air fort. dur de voir qu'ils font passer tout ça devant des liens privilégiés et forts. Ils sont prêts à faire un lavage de cerveau. Ils sont prêts à nier l'humanité. Ils sont prêts à effacer le passé, comme s'il s'effaçait vraiment... Ils sont prêts à déconstruire les liens indestructibles et éternels. Ils sont prêts à inventer n'importe quoi. Ils sont prêt à vous diaboliser, à tel point que si je ne me connaissais pas, j'aurais franchement peur de me rencontrer! Et, probablement même que je me détesterais sans me connaître. Ouf, je me connais. Ouf, tu me connais. Ouf, vous me connaissez.

Alors, tu comprends, à l'approche de notre anniversaire à toi et moi, y a des choses qui refont surface, plus ou moins parce que je les cherche, parce que je ne cherche pas à les éviter, les camoufler, les étouffer, les nier, les faire disparaître. Parce que le passé est constitutif de ma personne. Parce que le mettre de coté, c'est le meilleur moyen de le voir resurgir par hasard, un jour, sans avoir rien réglé, alors qu'on croit avoir tout réglé et être passé à autre chose. Tu sais que ce n'est pas mon genre. Tu sais que quand Emilie se réveille tout à coup en me disant "Tu avais raison, en fait, je viens de réaliser que", après quasi 3 ans de silence, ça me fait juste pitié, j'ai juste l'impression d'avoir perdu mon temps, et j'ai juste envie de dire "Tant mieux pour toi. Maintenant, tu m'excuseras, mais j'ai des choses à faire".
Je prends conscience que peu de gens considèrent les liens humains comme je le fais. J'essaye de les considérer avec lucidité, amour, objectivité... comme on le ferait quand les proches sont morts. Oui, c'est là, tout à coup, qu'on veut bien voir les personnes telles qu'elles sont réellement, c'est là qu'on veut bien voir leurs qualités. Claire le disait, et je suis d'accord avec elle. Sauf que je n'attends pas que les personnes soient mortes pour les considérer comme des humains, des êtres chers parfois malgré moi, des êtres qui disparaîtront un jour, ou que j'abandonnerai un jour "en raison d'un départ pour une durée éternelle".

Face à ce constat que les gens font et défont les liens - quitte à le regretter plus tard, ou pas -, j'ai du mal à me sentir bien en permanence dans une relation de couple... Parce qu'après tout, à quoi ça sert de construire, de s'investir, quand on voit le beau résultat final? Je ne veux m'investir qu'avec des humains, des vrais humains (pas des robots déguisés en humains), des humains intelligents, qui ont conscience de ce que la vie est, de ce que l'amour est, de ce que les liens sont, de ce que l'humanité est, de ce que la mort est (oui, ça aide dans les rapports humains, croyez-moi, tout -même les plus gros problèmes, les plus grosses disputes, les plus grandes souffrances, les plus grandes trahisons -, tout est rikiki à côté de ça, à côté de la mort, et c'est juste dingue de ne jamais le réaliser...); des gens qui sont au-delà des questions de fierté, des questions de réputation, qui n'ont rien à prouver à personne, ni à se prouver...

Je préfère de loin "jouer la comédie" par pudeur, plutôt que jouer la comédie par vanité.
Et je crains que le monde soit bien différent de ce que j'avais imaginé, de ce que je continuais d'espérer. Je crains qu'il soit bourré de gens vaniteux (même parmi ceux qui manquent de confiance en eux, même parmi les "modestes", etc). La vanité n'est pas toujours à attribuer à des gros péteux vous savez. Souvent, c'est pas écrit sur le front.

Je crains que cette réalité ne me rattrape de plus en plus souvent et me sorte de mon envie permanente d'aimer les gens, de semer l'amour où je le peux et, étrangement, le mépris aussi - le mépris des inhumains.

Je crains de ne pas être en mesure d'avoir des enfants plus tard, car je ne le ferais que si je respecte les souhaits et l'idéal de "la petite N.". Je ne le pourrais autrement. Et pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que, pour moi, avoir des enfants, et un souhait qui m'est cher, très cher, peut-être trop cher. Mais si je ne suis pas (du verbe suivre!) "la petite N.", je risque d'être très malheureuse, et donc de rendre mes enfants peu heureux, peut-être, je ne sais pas. Cela, je ne le souhaite pas.

Voilà tout.... voilà tout ce qui m'est passée par la tête ce soir-là.

Par No
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 21:57
Et si les rêves étaient des portes, des sortes de connexions? Des portes vers quoi? Je ne sais pas. Peut-être des portes vers l'inexpliqué, des portes vers *Dieu, vers l'âme du monde, l'âme de la nature, un esprit dont l'intelligence est inimaginable.
C'est assez fou, quand on y pense, non? Rêver, c'est fou. Quand on est bébé, d'ailleurs, on trouve ça fou. Et plus on grandit, plus on s'y accoutume, à tel point que ça devient banal. Quand on se réveille le matin, on peut être choqué par un rêve, marqué, bouleversé -même! Mais est-on toujours bouleversé par ce phénomène quasi magique (au sens propre!) qu'est le rêve? Est-on bouleversé par l'acte même de rêver?
Ca relève du fantastique, pourtant; quasi de la fiction! Mais non, pour le 3/4 des gens (et même plus), c'est banal de rêver. Il n'y a que le contenu qui bouleverse, et non le phénomène.

Pourtant, à chaque rêve un scénario entier, écrit dans le détail - un souci précis du détail, en plus; un décor, parfois inconnu, parfois connu, parfois l'association de plusieurs "décors" connus. Et cela l'esprit le confectionne de manière improvisée et instantanée. Au moment même où nous vivons le rêve, l'esprit construit le rêve. L'esprit entre en contact avec un concentré d'intelligence tellement insoupçonnable qu'il pourrait donner envie de pleurer, tellement cela surplombe tout ce que nous connaissons, tellement cela semble relever du divin!
L'esprit entre en contact avec le concept même de l'intelligence, avec son point de source, croirait-on. On n'est jamais autant intelligent (d'une intelligence "spéciale", non celle à laquelle vous pensez au premier abord) que quand on rêve. On n'éprouve jamais autant de sensations qu'à travers le rêve. On n'a jamais eu autant de vies dans la réalité, et on est jamais autant surpris que quand même l'impossible, l'inimaginable, l'absurde, deviennent concret; tellement concret que le corps entier, et même l'esprit, l'éprouvent.

Au-delà des sens "cachés" du rêve, de sa symbolique à décrypter (ce n'est pas le sujet, ici); au-delà même des idées fausses à ce sujet (rêver d'une personne qui fait un coup de pute dans un rêve n'est pas là pour confirmer que cette personne est bel et bien une connasse, n'est-ce pas E.! ;) je soutiens que le sens est largement ailleurs); le rêve me donne l'impression d'un autre monde.
Quand Leibniz dit que Dieu a crée le monde le plus parfait possible, peut-être dit-il vrai. Et, qui sait, les rêves sont peut-être là pour nous montrer une ébauche des autres mondes que nous aurions pu connaître. Je ne sais pas. Vous ne le savez pas. Mais qui sait?

Peut-être que la connexion avec Dieu est autre... Oui, peut-être que cette "porte" est d'une nature différente.
Et si, quand nous rêvions, nous étions en fait en contact avec les âmes du monde. Peut-être qu'un beau rêve, le genre magnifique, plein de grâce et de bonheur, nous montre un aperçu de ce que le Paradis est (si Paradis il y a, qui sait). Et, inversement, peut-être que nos cauchemars horribles (vous savez, ceux où vous êtes perchés au-dessus de crocodiles aux yeux flippants qui vous attendent dans un étang agité et sombre; où ceux où le sol ne cesse de se dérober sous vos pieds, donc vous devez courir, non stop, de plus en plus vite, en souffrant toujours plus) nous ouvrent une porte vers ce qu'est l'Enfer.




* Entendons-nous bien, j'utilise un raccourci, en disant "Dieu", pour ne pas alourdir l'article, et pour ne pas dévier vers un autre sujet. Mais ceux qui me connaissent savent que je n'entends pas "Dieu" communément quand je dis "Dieu".
Par No
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 16:22
Il faisait bon, pour une fois.
Pas de temps glacial, pas de vent, pas d'envie pressante de me mettre sous la couette.

Je marchais, mais sans sérénité aucune, car je venais de me soumettre à un exercice difficile: l'écoute de musiques qui vous arrachent le coeur ou qui baignent votre âme dans une tristesse sans nom.
Et là, tout à coup, dans mes oreilles: "I love you, always forever, near and far...". Vous connaissez tous cette chanson fraîche. Même qu'elle est jolie (quand on y pense), et pas si pathétique que ça. Certes, le texte n'est pas trop recherché, mais que peut-on dire de plus que ça, hein? C'est dit simplement, et probablement que c'est la musique de fond, et l'air, qui donnent cette impression de légèreté d'esprit dans le texte. Et, quand on y réfléchit bien, elle traite d'un sujet on ne peut plus triste et/ou sérieux...

Quoiqu'il en soit, je marchais, peu guillerette, et je l'ai entendue. (tiens, je vais la reprendre à la guitare, trop envie)
Et ça m'a filée un méga sourire. Et, précisément à ce moment là, un avion m'est passée au-dessus de la tête. Pile poil à ce moment là. Je n'ai pas pu m'arrêter de sourire... L'impression que l'avion était passé au-dessus de ma pomme pour récupérer au vol mes pensées, sentiments et ondes en tous genres, pour les emmener quelque part. Je ne sais pas où allait cet avion... mais il allait forcément quelque part!


Par No
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 16:05
C'est sans vraiment le vouloir que j'ai lu tout ça. J'ai lu par curiosité, parce que je parviens toujours (par je ne sais quel moyen) à "scinder" les gens en plusieurs éléments: leur qualité d'humain (ce qu'ils sont, leur essence), leurs actes, leur appartenance à ma vie, les événements extérieurs qui les aliènent...
J'essaye souvent de retenir "l'humain", car c'est le plus important pour moi. C'est-à-dire que j'essaye de le retenir au-delà des actes (donc une personne qui m'a fait 40 coups de pute, je peux très bien passer au-delà de ça un jour, au point de lui reparler (c'est tout hein) sans oublier évidemment). Il est toujours difficile de faire abstraction du reste, et c'est une gymnastique délicate. Depuis quelques temps, je ne suis plus parvenue à adopter ce comportement "intelligent", ou peut-être humain; car j'ai constaté que la plupart des gens ne savaient pas faire cet effort, ou ne voulaient pas le faire. Au bout d'un moment, ça blase.

Très honnêtement, je n'en connais qu'une (oui, une seule) qui a sû faire ça... alors qu'elle avait toutes les raisons du monde de ne pas le faire. D'une certaine manière, ça ne m'étonne pas venant d'elle.

J'ai longtemps arrêté d'aller sur sa page. Allez savoir pourquoi. C'est sporadique.
Tout à l'heure, j'y suis allée, et... j'ai lu, avec ses mots à elle, ce que je n'ai jamais réussi à dire. D'une certaine manière, tous ceux qui me connaissent profondément m'ont déjà entendu dire tout ça... Ils savent que je pense (que j'ai éprouvé) tout ça. Ils ont même sûrement déjà lu tout ça, avec mes mots, sur cette page ou par mails, mais souvent par bribes. Je n'ai jamais voulu écrire un article entier avec tout cela, tout ce qu'elle a développé sur sa page.

Elle y a dit ce que j'aurais voulu dire ici-même.... précisément.
Je ne vais pas la citer, je ne pense pas qu'elle puisse apprécier ça.
Mais j'ai eu mal, en la lisant, parce que pour moi, ça, c'est du "passé" (vous comprenez sûrement pourquoi j'y ai mis des guillemets)... et, elle, elle est en plein dedans.
Par No
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 13:05
[ un anti-daté, encore! ]


S'est réveillée avec une envie forte de composer... au piano!

Ca fait très longtemps - peut-être trop longtemps - que je n'ai pas eu envie (vraiment envie) de composer du classique. Longtemps que je n'ai pas passé plus d'une heure au lit, le matin, à composer intérieurement, à imaginer les notes que je voulais entendre, une mélodie, des liaisons...
Triste, au réveil, de ne pas voir l'ombre d'un piano ou d'un synthé chez moi... Mais, si eux ont disparu, l'envie est restée intacte.
Alors, il faut que je trouve un moyen de composer, et pas à la guitare, pour une fois.

Le renouveau est plus qu'officiellement présent. Je le pressentais, mais je doutais toujours que ce ne soit qu'une forme d'illusion. Mais je pense que, là, l'inconscient a définitivement parlé.

Nora is back (j'adore parler comme une débile!). Je ne sais pas qui je dois remercier: l'état grippal qui me fait profondément délirer la nuit, ou bien... So?
Par No
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 21:51
La neige.... c'est sympa au début. Ca fait même sourire niaisement. C'est un peu le retour de l'âme d'enfant, l'âme qui s'émerveille. Certains sont naturellement des émerveillés de la vie, d'autres le sont artificiellement (c'est pas le moment de développer ça, un autre jour).
Quoiqu'il en soit, la neige est ce moment qui nous confirme qu'on ne clôt aucune porte, car même celle vers l'enfance est sans cesse entre-ouverte... jusqu'à ce qu'elle soit véritablement ouverte. La neige nous dit: "Tu es toujours un enfant. Non, l'enfant n'est pas mort, il est avec toi, tout comme le passé".
L'enfant, c'est le philosophe. Je pense pas que ce soit donné à tout le monde de rester observateur, curieux, réceptif, sensible, émerveillé, de manière naturelle.

J'ai commencé la journée de cette manière.... malgré le fait que je m'enfonçais dans la neige en marchant. Qu'importe, c'était beau, c'était la nature, c'était la vie, c'était l'art, c'était donc Dieu. J'ai voulu t'avoir à mes côtés, pour te sauter dessus (= te plaquer au sol!) et me battre avec toi dans la neige, pour rigoler. J'ai imaginé ta présence, là, à 5 mètres de moi; je me serais bien lancé dans une super bataille de boules de neigeuh! On se serait bien marré, les rires et les cris auraient résonné! Ouaouh... L'énergie, la spontanéité et la vivacité sont bien l'essence de notre vie et de notre bonheur. Je dirais même: l'extrême énergie, l'extrême spontanéité et l'extrême vivacité sont notre capital bonheur.
J'ai du mal à comprendre que la majorité des gens ne soient pas comme ça! Quoi? On vous a coupé une jambe? Le monde adulte vous rend si terne que ça? Où est la passion, la vie?! Comment avez-vous pu devenir de tels zombies (pour les cas extrêmes)? Comment avez-vous pu perdre la flamme de la vie (pour le commun des mortels)?!

Puis, quelques semaines plus tard, j'étais là, chez mes parents, un peu blasée par le rush des fêtes.

Noël... On m'a dit "Noël, c'est l'âme d'enfant". J'ai trouvé ça bidon... c'est dans Noël qu'est l'enfance? Je ne sais pas. Noël n'a rien qui puisse expliquer l'émerveillement. C'est une comémoration. C'est religieux. On "fête" un moment, un événement historique et religieux. C'est cela, à l'origine. Après, c'est toute une manipulation marketing qui remonte à loin, et qui a tellement bien été réussi que Noël est devenu quelque chose de "culturel", une fête pour les enfants, et ça vous semble normal, c'est ça le pire (et c'est ça qui montre que c'est une opération marketing brillante et ancienne). Si Noël ne vous émerveille pas, alors PROBLEME!!! C'est à mourir de rire.... Le jour où Noël m'émerveillera, là, je m'inquièterai. Du moins le jour où votre Noël m'émerveillera (le Noël d'Aude peut m'émerveiller, mais pas l'autre). Je ne dis pas que je n'aime pas Noël (ce qui serait une preuve de l'emprise marketing sur mon esprit, forme "versant négatif"!), je dis que votre Noël m'indiffère, car il n'est rien, il est du vent.
Y a des choses dignes de nous émerveiller... Mais Noël tel que le 3/4 des gens le "nomme" n'est qu'un concept, un moment de l'année qui équivaut aux Soldes, une image qu'on vous inculque comme étant la vérité de Noël! Et vous voudriez qu'on puisse voir une quelconque magie là-dedans? Quel émerveillement, dites-moi?!
Je n'ai aucun problème avec ceux qui fêtent Noël pour la raison religieuse, bien au contraire, et Aude (dont la famille est très catholique) est la première à le savoir. Il y a une vraie intelligence derrière, qui peut mener à un véritable émerveillement, contrairement à la démarche de moutons des autres.

J'ai entendu encore pas mal d'inepties.
Certains parlent de la "magie de Noël", d'autres d'un "état d'esprit". Mon Dieu! Il suffit d'un sapin, de quelques lumières, de chants, et ça y est, les gens parlent à tout va de la magie de Noël! Drôle!
"Mais Nora, c'est un état d'esprit" !!! Y a des combinaisons de mots, dans la vie, qui vous donnent rapido des indices sur votre interlocuteur... "magie de Noël", "état d'esprit", "c'est toute une philosophie", etc... hihihi, ça sonne très Christophe Maé tout ça!
Nan, s'il vous plaît, arrêtez avec votre "âme d'enfant" liée à Noël! C'est soit une âme d'ignorant, soit une âme de croyant (eux ont tout mon respect...). Et je dis cela alors que je ne suis pas rabat-joie, pas super terre-à-terre, et j'en passe.


Quelques jours après, préparation et courses avec ma So pour le nouvel an. Direction Auchan. Blindé, blindé, blindé. En plus, on avait faim, faim, faim!!! Ensuite, direction chez elle pour la raccompagner. J'ai à nouveau goûté aux joies du périph bouché, ça faisait tellement longtemps que j'avais oublié ce que ça faisait! Bon, pour ma So, je suis prête à tout, et ça ne me dérange pas du tout de parcourir plus de 20 min de périph. Nous voilà donc, en route, crevées, crevées, crevées. Moi au volant. Super pluie, super temps de ouf, tempête! A cela, ajoutons: heure de pointe, fêtes! Evidemment, on a pas mis 30 min à aller chez So du coup.
Bon, bref, tout ça pour dire que j'ai dû être supa-dupa vigilante car... depuis que j'ai mon permis (ça commence à dater lol), j'ai pu avoir confirmation que les personnes au volant étaient franchement des handicapés (ou des sauvages), parfois. Je leur en veux pas, on est pas tous fait pour être à l'aise au volant. Mais dès lors que, de part leurs maladresses, ils mettent ma vie (et celle de ceux qui m'accompagnent) en danger, je ne suis pas du tout tolérante.
Le permis, c'est un peu la loterie, si on veut. Tu conduis peut-être comme une merde, mais tu peux l'avoir (et vice versa). Parce que tu as juste 20 minutes pour montrer que tu sais rouler, faire attention à ta vie et faire attention à la vie des autres. Sauf que ça veut pas dire que tu sais le faire tout le temps, et que tu sais le faire quand t'es un peu fatigué, et que tu le fais quand t'es de mauvais poil, que tu sais le faire pendant plus de 20 minutes, et j'en passe.
Des fois, j'assiste à des choses tellement folles sur la route.... C'est honteux. Le jour où je deviendrai un danger pour les autres et pour moi, faudra me le dire, histoire que, par responsabilité civile et humaine, j'arrête de conduire.
Et cela, je le pensais déjà avant d'avoir mon permis. Je le pense depuis longtemps, en voyant d'autres personnes conduire.
On n'est pas à l'abri d'une erreur ou d'un accident, certes. Mais on doit au moins limiter les comportements dangereux sur la route, soit quand ils résultent clairement d'irresponsabilités (alcool, drogue, fatigue, colère...), soit quand ils résultent d'aptitudes naturelles moins développées à la conduite, à la réactivité et à la vivacité d'esprit et d'observation (que nécessite la conduite). Oui, qui a dit que nous étions égaux face à cela (et face à tout, dans la vie, d'ailleurs).


Voilà! Mes débilités du jour, en suçant des petits bonbons à la violette que Mélou a ramené de Toulouse pour le nouvel an.
Par No
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 23:44
J'veux pas y retourner....
Vacances, nouvel an, potes =) Ca, c'est cool!

Vous allez me manquer!!!
Par No
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 19:23
Bon, ceux qui me connaissent un minimum savent que je déteste toute cette démagogie et cet automatisme autour du traditionnel "bonne année!".
Je trouve que c'est stupide de dire ça. Pour autant, je suis parfois "obligée" de le dire, pour ne pas passer pour une impolie ou quelqu'un qui s'en fout des gens. On ne peut pas toujours être compris.

C'est vrai, ça veut dire quoi, au juste, "bonne année"?! Pas grand chose, hein. Encore un de ces raccourcis pour dire soit: "j'espère que tu as passé une bonne année" (mais j'en doute =) à cause de l'espoir permanent que les gens ont de passer une année toujours meilleure, soit disant, que la précédente), soit: "je te souhaite de passer une très bonne année" (on va choisir l'option 2, hein!).
A noter que nous ne nous sommes pas dit "bonne année" hier, à minuit! Pourtant, on n'a pas fixé de règle, on n'a pas dit: "A minuit, on se dit pas "bonne année", hein, c'est stupide". On ne s'est rien dit... et, spontanément, bah on a juste trinqué, et on s'est "souhaité" que de bonnes choses pour la nouvelle année. Voilà.

J'ai passé une excellente soirée-nuit, avec des gens que j'apprécie beaucoup: ma chéripouette Sophie (évidemment), ma petite Marsou, une de ses amies, Super Mélou, Ophéli(qu)e l'alcoolique and Maxou! On y croyait moyen à cette soirée sur Paris, l'organisation n'a pas été évidente, vu que nous sommes toutes dispersées cette année... donc pas toujours évident de gérer la question de l'avion, du train, etc. Finalement, on y est parvenu! Ce fut court, trop court! Mais cela m'a fait beaucoup de bien de passer ce réveillon entourée de gens intelligents, drôles, et aimables.
Mélou, j'ai été contente de revoir ta frimousse. Te voir danser (et délirer) m'a rappelée de très bonnes choses... C'est souvent quand on revoit les gens, et quand on passe du temps avec eux, qu'on prend conscience et qu'on éprouve qu'ils nous ont manqués, et qu'ils nous manquent... Autrement, avec la distance, on ne l'éprouve pas toujours, le manque.
Les prochains jours seront peut-être difficiles, il va falloir revenir à la réalité, à la distance, à ce manque que j'éprouverai encore (avant qu'il ne s'en aille à nouveau).

Cette année, je n'enverrai pas de mails, et je ne souhaiterai pas à tout un tas de gens de bonnes choses. Non que je ne le leur souhaite pas, mais plutôt que les "gens" qui ne vous sont pas spécialement proches ne comprennent pas (et trouvent louche!) qu'on puisse leur souhaiter du bien, de manière sincère... Dès lors on se rend compte qu'ils ont peut-être perdu leur qualité d'humain. Donc ça m'est égal que des robots aient une belle, super belle, moyenne ou mauvaise année.
Je souhaite à tous les humains de connaître une année 2010 riche, avec l'espoir que ce souhait se réalise. Et je souhaite plus particulièrement cela aux gens qui me sont chers. Oui, je vous souhaite, pour cette année et la suivante et encore la suivante, d'être les plus heureux du monde, quelqu'en soit le moyen. Je vous souhaite de ne pas faire les mauvaises rencontres (même si toute rencontre est utile), et d'agir pour donner à votre vie la direction et le sens que vous souhaitez qu'elle prenne, et cela en pensant "long terme" et non "joie immédiate et illusion".
Je souhaite que votre vie soit tellement belle (non comme dans les contes de fées, mais conformément à vos aspirations) que vous ayez envie de danser et de chanter non-stop.

Cette année, exceptionnellement, je ne vais pas être qu'altruiste, je vais aussi me souhaiter de connaître une année aussi épanouissante que la vôtre, que celle-ci (même si parsemée d'embûches) portent les fruits (ou les graines ^^) d'une vie bonne, pure et heureuse, à visage humain -surtout.

P.S: Non, non, je n'ai pas fait le bilan de l'année 2009... je me sentirais trop idiote de tomber là-dedans et dans le rituel des "résolutions". Je peux juste dire que j'ai commencé une nouvelle et merveilleuse vie, fermé quelques portes ci-et-là, etc. Pour finir, peut-être ne faut-il jamais se fier à comment débute une année, mais plutôt à comment elle se termine...
Par No
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 10:25
Beaucoup trop d'articles à venir, et beaucoup trop d'articles à écrire: au sujet de la musique (3 ou 4), au sujet de l'écriture (idem), au sujet de l'humain, au sujet de l'amitié, au sujet de Muse, au sujet de l'amour, au sujet de la vie, au sujet de la philosophie, au sujet de cette année 2009 (eh oui, je vais faire le truc ridicule du bilan et des voeux), au sujet du surdouement (grande première!), au sujet de la religion, au sujet de la création artistique/littéraire, au sujet de la composition musicale, et au sujet de tellement de choses encore...

Je vous embrasse donc très fort, chers lecteurs, et vous dis à très vite - probablement pas avant le 2 janvier, le temps que je récupère de la soirée super cool qui m'attend =) et du rush dans lequel cela me met depuis quelques jours!
Par No
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 22:16
Passage éclair sur ma page, car je voudrais partager avec vous 2 musiques que je trouve magnifiques car simples et touchantes.

La première, c'est Empire state of mind, que j'écoute depuis un long moment vu que j'ai pris de l'avance maintenant que j'écoute le box office US ^^
Quand Alicia Keys la chante en live, en petit piano-voix, c'est magnifique. Je vous mets ici la chanson de l'album, malheureusement.

I'm from New York: concrete jungle where dreams are made of, there's nothing you can't do
Now you're in NY, these streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
...







La deuxième, Je te promets, de Zaho. J'aime beaucoup le travail de cette artiste, dont le timbre de voix est original, les textes et le style travaillés. Elle semble plutôt sensible, et c'est -je crois- primordial chez un artiste.
Certains peuvent trouver que cette chanson sonne pathos. Si, dès lors qu'on dit les choses simplement on fait du pathos, alors oui, c'est du pathos. Sauf que je ne pense pas que le pathos soit cela.... Non, c'est justement tout l'inverse, le pathos, c'est ce surjeu autour du drame et de la tristesse, c'est préfabriqué.
J'aime cette chanson, car elle est touchante et déborde de vérité. So m'a dit que les paroles m'allaient bien... Oui, c'est vrai, je suis toujours en train de dire qu'on ne sait pas, qu'on ne sait jamais l'avenir des choses, et que quand on dit "je t'aime", on le dit parce qu'on le ressent sur l'instant (et sûrement que je ne le dis que quand j'ai un minimum la certitude que ce n'est pas qu'une question d'instant, mais de personne... quand j'ai la certitude qu'il ne s'agit pas d'éphémère). Mais c'est une chose qui me déprime, pour ma part, de savoir cela... de savoir que quand on dit "je t'aime", on ne dit pas "je t'aimerai toujours" et, non, on ne peut pas le promettre, on ne sait pas.
Donc, oui, peut-être que les paroles me "vont bien", comme tu dis; mais je n'accepte pas avec la même résignation cela... Cela me révolte et me fait même mal de savoir qu'on dit "je t'aime", avec des yeux tout plein d'amour (ou de béguin, d'amu-mur, pour la plupart des gens... d'amour profond, toujours, pour moi) et que, peut-être, un jour, on ne l'éprouvera plus... ou bien, on l'éprouvera mais on sera séparé, ou bien on se le dira sans l'éprouver au fond du ventre (je me suis toujours promis de ne jamais faire ça).


J'aimerais que le temps s'arrête lorsqu'on se parle, et qu'on puisse être à nouveau deux sans se faire ce mal.

(ou comment une phrase, seule, peut sonner pathétique (parce que les gens aiment associer le "simple" au pathétique), et sonne très touchante quand elle est dite intelligemment et sincèrement).


EDIT: Je viens de me réécouter cette chanson, et je la trouve vraiment magnifique... Dire "touchante", c'est peu à coté de ce que cette chanson véhicule, via chaque mot... chaque mot.
Cette chanson respire la sensibilité, donc l'humanité, l'humanité oui. Et c'est simplement sublime de pouvoir écrire comme cela: un peu comme si elle avait juste posé son coeur sur une feuille qui aurait traduit les sentiments en mots, sans la moindre barrière, sans la moindre haine, sans la moindre honte, sans le moindre calcul, sans la moindre comédie, sans la moindre illusion et sans ces annihilations sociales qui font de nous des êtres "forts", parce qu'il faut avancer...

Petite pensée pour Mélou qui, un jour, nous a dit qu'elle n'avait pas la force de nous expliquer, de parler... et qu'elle aurait juste voulu que mettre son coeur sur la table suffise à ce que nous sachions, voyions, comprenions et ressentions tout.




Par No
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